Michel ALENÇON
La fumée tresse de Sherlock Holmes
(the Watson's diary)
***___***
S O M M
A I R E
***___***
prologue : la recette aux câpres
mercredi 20 mai 2020 - les étoiles du matin
21 mai 2020 - la fumée tresse
22 mai 2020 - l'aventure de l'industriel du Sud-Est
23 mai 2020 - notes de lecture
24 mai 2020 - dimanche, le repos du...
épilogue : l'exil
***___***
prologue : la recette aux câpres
Avant le repas, Sherlock Holmes me demande de rester calme. D'après lui, les vieux cahiers de recettes ne sont pas faciles à déchiffrer. Là, c'en est trop. Je fais comme si je n'avais pas faim.
Je ne
vois pas Hudson derrière moi :
- Faut-il débarrasser la méduse aux câpres, docteur ? Elle doit être
tiède à présent...
Holmes
demande à Hudson de nous amener du café. Par discrétion, il ne fait aucun
commentaire sur le repas.
- Puisque le client qui devait venir cet après-midi a décommandé et ne viendra
que demain à la même heure, j'ai besoin de faire appel à vous, Watson ;
êtes-vous libre demain matin ?
- Je puis effectivement me libérer.
- C'est trop aimable à vous ; il faudrait que vous vous rendiez au planétarium ;
voilà la liste de ce qui m'intéresse ; attention, il ne s'agit pas de celui de
Kensington qui doit être devenu assez vieillot ; je parle du planétarium ouvert
plus récemment dans l'enceinte de Madame Tussaud's Museum.
- Justement, je me suis toujours dit que j'irais y faire un tour ; un truc tout
bête me retient... je suis sujet au vertige... et vous ?... depuis votre chute
avec le professeur Moriarty...
- Rassurez-vous, cela n'a rien à voir avec les attractions vertigineuses de
Battersea Park, ni même celles, sensationnelles, sur la côte sud à Brighton.
Vous risquez simplement, plaisante-t-il, d'avoir un petit torticolis à force de
regarder en l'air. Ah! j'allais oublier, mon client s'appelle Thatcher.
- Thatcher! comme la défunte Premier Ministre de Sa Majesté...
- Oui, mais ce n'est pas du tout la même famille : je compte donc sur vous,
Watson, pour ne pas commettre d'impair à ce sujet.
Source médusienne principale :
http://web.wanadoo.be/mrs.hudson/
20 mai 2020 - les étoiles du matin
Holmes m'avait donc prié de passer la matinée au planétarium ; j'en étais revenu avec quelques brochures sur les planètes. Lors de la projection, j'avais été impressionné par le ciel nocturne vu de la Terre à différentes époques ; je savais que l'Univers avait changé du tout au tout au cours des cinq milliards d'années qui correspondent à l'âge de la Terre ; mais je n'avais pas réalisé, pendant les quelques milliers d'années de l'ère historique, que les constellations avaient eu le temps de beaucoup se déplacer dans le ciel... tant pis pour les astrologues!
En revanche, j'avais été frustré - mais peut-être ce planétarium le programme-t-il à d'autres moments - que l'on ne nous ait pas projeté la voûte céleste vue d'autres endroits de la Galaxie, voire tout simplement du Système Solaire. Ainsi, j'ai toujours rêvé de voir la Terre telle qu'elle apparaît depuis Saturne. Comme il doit être impressionnant de se rendre vraiment compte de notre taille réelle dans l'Univers... Sans doute des millénaires de culture géocentrique rendraient cette perception trop traumatisante.
C'était d'ailleurs le même genre de considérations psychologiques qui avaient amené en 2015 des bureaucrates à exiger la fermeture en Europe de la Géode et d'autres lieux analogues. Amoureux de Paris Plage, j'avais déploré que, pour de simples questions de gestion, la "bulle" de la Défense ait fermé ses portes dès 2001. Par la suite, grâce aux ateliers d'effets spéciaux d'Hollywood, la salle de La Villette s'était peu à peu spécialisée dans la réalité virtuelle. Trop d'incidents, notamment au moment de la projection de la spirale infernale vers le Trou Noir, avait justifié la décision de Bruxelles.
Je me laissais aller à ces réflexions concernant le planétarium en me promenant dans Regent's Park tout proche. Sur ses bancs, pour éviter de me retrouver au milieu des reliefs du déjeuner de la veille, j'avais avalé une copieuse portion de "fish 'n' chips", nourriture fruste mais roborative. Comme à contrecoeur, je finis par m'approcher du 221 b Baker Street. De loin, je notais qu'Hudson se tenait sur le seuil, comme si elle me guettait. Comment pouvait-elle savoir que j'étais légèrement en retard au nouveau rendez-vous que Sherlock Holmes avait fixé à son client de la veille. En tout cas, je la trouvais bien familière lorsqu'elle m'apostropha ainsi :
- Alors, docteur Watson, vous avez l'air dans la lune ; auriez-vous oublié les restes à finir ?
En entrant, je remarquais http://herbertholeman.com/sherlock/images/bakrm2a.gif que le client de Holmes était déjà assis face à son bureau. Comme il aimait bien me taquiner, Sherlock me demanda aussitôt :
- Watson, je parie que vous n'avez jamais entendu parler de Tri-Lucifer. Tri, T.R.I.
- Tri-Lucifer, dis-je, quelque peu ahuri, vous voulez dire les trois Lucifers. Qu'est-ce que c'est que ça ?
- En fait, Lucifer veut tout simplement dire "étoile du matin". Monsieur Thatcher a eu le temps de me montrer quelques documents à ce sujet. Nous vous attendions pour écouter le plus important d'entre eux.
- Je précise quand même pour le docteur Watson qu'il n'y a pas trois "étoiles du matin" sur notre Terre, mais seulement deux : Mercure et Vénus. Elles sont en fait alternativement étoiles du matin ou étoiles du soir. Cela dépend de la position de ces planètes gravitant autour du Soleil. Vous en trouvez déjà trace dans Job et surtout dans Isaïe, chapitre quatorze, verset douze. Sur Mars...
- Intéressant l'étymologie de Tri-Lucifer... mais revenons s'il vous plaît au texte principal.
- Il s'agit d'une secte qui prône à ses membres le détachement au monde, de ce monde-ci, afin de faciliter une projection astrale vers Mars, en vue du transfert de leurs âmes après la mort. Tout est résumé dans leur Credo : "Les nuits où la Terre brille haut dans le ciel, comme un joyau glorieux, alors que les autres Lucifers ont fui au-delà de l'horizon, de sorte que la Terre brille, solitaire en sa splendeur, unique en sa beauté, inégalable en son éclat ; c'est alors que les âmes de ceux qui sont prêts à recevoir l'appel doivent se préparer à quitter la Terre et à franchir l'abîme".
- Ouh! la! la, s'exclama Holmes, quel galimatias! J'ai peine à croire que l'on trouve tant de gens assez crédules pour suivre ce gourou... même si je sais, depuis Blaise Pascal, que les adeptes des sectes raisonnent en fonction du peu qu'ils ont à perdre, par rapport à l'infini qu'ils auraient à gagner. Je sens, Thatcher, que vous avez peur de perdre votre femme.
- Il s'agit d'une chose très délicate, nous expliqua-t-il. Je n'aime pas parler de ces affaires avec des étrangers. Cela me semble terrible de discuter de la conduite de ma femme avec deux hommes que je n'ai jamais vus auparavant. C'est horrible d'avoir à le faire. Mais je n'en peux plus. Il me faut un conseil.
- De nombreux secrets ont été échangés dans ce bureau depuis des années ; la déontologie du détective le rend muet comme une tombe.
- Merci. Vous me rassurez. En fait, j'en suis presque au point de m'engager aux côtés de ma femme pour mieux les connaître de l'intérieur comme dit le proverbe : "If you can't beat them, join them". Cette visite chez vous, Monsieur Holmes, est quasiment mon dernier espoir. Ce n'est pas tant que je veuille démasquer leur chef ; c'est que mon épouse est une personne assez raisonnable pour tout laisser tomber si vous parvenez à prouver qu'il a tort.
- Tort à propos de quoi ?
- Tort à propos de Mars. Ce maître du groupe proclame s'être souvent rendu sur Mars... en projection astrale bien sûr. Il connaît Mars en détail. Mais comment peut-il en faire la description avec tant de précisions ?
- Je reviens du planétarium, dis-je, et je ne crois pas qu'il soit si difficile de s'imprégner de tous les écrits traitant de Mars depuis Galilée (je regardais ma documentation) en 1610 jusqu'à nos jours en passant par Schiaparelli et la première carte de Mars en 1877 montrant des soi-disant canaux, en fait des illusions d'optique. Le grand public dispose aussi de très belles photos de la planète rouge montrant une partie de sa surface en détail.
- Pour paraître encore plus crédible, reprit Thatcher, la secte diffuse la liste des objets célestes les plus brillants vus depuis le ciel martien ; je vous signale en passant que je continue à appeler Mars la quatrième planète du Système Solaire ; dans les documents de la secte, ils ne désignent Mars que par le nom mystique de "Tri-Lucifer", le monde aux trois étoiles du matin ; voici cette liste :
Soleil - 26
Phobos - 9.6
Deimos - 5.1
Terre - 4.5
Jupiter - 3.1
Vénus - 2.6
Sirius - 1.4
Saturne - 0.8
Canope - 0.7
Alpha de Centaure - 0.3
Arcturus - 0.1
Mercure - 0.0
- Ha! ha, m'exclamai-je, et s'il suffisait d'une erreur parmi ces douze chiffres pour ruiner leur théorie!?
- C'est vrai, dit Thatcher, et j'ai d'ailleurs soumis cette liste par luminosités décroissantes, accompagnée d'autres objections que je m'étais faites, à un ami astronome ; pas de faille ; cela tient bien debout.
Sherlock Holmes avait pris le temps d'allumer posément sa pipe ; il fixait à présent un point à l'horizon ; je fis signe à Thatcher de ne pas bouger ; depuis le vol de son cher stradivarius, je savais à ce moment-là qu'il était tout proche de la solution des énigmes qui se succédaient dans son bureau londonien. Négligeant Saturne qui m'avait fait rêver, les yeux de mon vieil ami s'illuminèrent après avoir survolé les autres prospectus ramenés du planétarium.
- Sur la Terre, Mercure et Vénus sont les astres du matin et du soir, et nous pensons donc toujours à ces objets comme à des planètes. Par conséquent, depuis Mars, il doit y avoir trois astres du matin et du soir ; à Mercure et Vénus, déjà présents sous notre ciel, doit s'ajouter la Terre ; cela est célébré dans le culte où le nom de Mars est très explicite : "Tri-Lucifer".
- Je ne vois pas où vous voulez en venir, dit Thatcher.
- L'ensemble de la chose ne tient pas debout. Où est la Lune dans tout ça ? C'est un gros objet, notre Lune, presque de la taille de Mercure et plus proche de Mars que ne l'est Mercure. Puisque Mercure est bien visible depuis Mars, on doit y voir la Lune. Pourtant, j'ai remarqué qu'elle ne figurait pas sur la liste que la secte distribue aux gogos.
Thatcher commençait à rougir ; pour accentuer son avantage, Holmes lui demanda aussitôt :
- Relisez-nous une dernière fois ce "texte sacré" ; celui interdit aux profanes ; vous me disiez au début ne pas avoir le droit de me le confier.
- Voilà : "Les nuits où la Terre brille haut dans le ciel, comme un joyau glorieux, alors que les autres Lucifers ont fui au-delà de l'horizon, de sorte que la Terre brille, solitaire en sa splendeur, unique en sa beauté, inégalable en son éclat ; c'est alors que les âmes de ceux qui sont prêts à recevoir l'appel doivent se préparer à quitter la Terre et à franchir l'abîme".
- Même dans le cas où la Terre est haute dans le ciel de Mars (et Mercure et Vénus de l'autre côté du Soleil) il est donc impossible que se réalise la prédiction de ce chef religieux que la Terre soit vraiment "solitaire en sa splendeur". La Lune doit donc l'accompagner même lorsque Phobos et Deimos, les deux satellites de Mars, se tiennent eux aussi "au-delà de l'horizon".
J'interrompis Holmes car je me souvenais des éclipses de 1999 et des prédictions de Paco Rabanne, un autre de ces gourous alarmistes :
- La Lune est parfois quasiment devant la Terre, voire juste derrière elle. Ces deux points de lumière, vus de Mars, se confondent alors en un seul, accentuant la brillance de la Terre.
- C'est vrai, Watson, mais ce phénomène ne dure qu'une fraction de la nuit martienne. Je maintiens que jamais la Lune ne donnera assez longuement l'impression d'être "au-delà de l'horizon" lorsque la Terre est seule visible. C'est pourquoi, conclut-il, ce gourou qui menace la fortune de Monsieur Thatcher ne s'est jamais rendu sur Mars, quoiqu'il en dise : comment aurait-il pu omettre un élément aussi important qu'un monde de 3740 kilomètres de diamètre ??? Mars aurait, par conséquent, quatre "étoiles du matin" et le nom lui-même de Tri-Lucifer est une absurdité. Thatcher, vous ne devriez pas avoir trop de mal à expliquer cela à votre femme Margaret.
21 mai 2020 - la fumée tresse
Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement
[Boileau]
Fin avril, Holmes, réalisant avec effroi le nombre de mes ébauches, m'avait dit :
- Je ne suis pas pharmacien, et je me fatiguerais vite si je devais déchiffrer vos textes au-delà de quelques lignes ; pourquoi ne profiteriez-vous d'un jour où je ne surferai pas pour les taper vous-même sur notre ordinateur ?
C'est ce que je fais aujourd'hui.
Je reconnais que j'avais eu tort de commencer le second texte par la fin. Certes, j'avais l'excuse que sa conclusion était alors toute fraîche en ma mémoire. Seulement, je n'ai jamais pris la peine de le compléter. J'espère à présent que Sherlock y remettra de l'ordre pour obtenir un texte enfin complet.
Quant au premier texte, celui que vous allez lire aussitôt, il est bien plus délicat. Début mai, je suis allé voir mon éditeur pour apprendre que, retour d'hibernation ou pas, le Canon marchait toujours aussi bien. Je précise aux béotiens que ce terme de "Canon" couvre la partie de nos aventures qui s'est terminée il y a environ un siècle. Un adaptateur voulant produire un texte, voire un film canonique, est tenu de s'imprégner de l'Europe victorienne et post-victorienne. lorsque je lui demandais si la proximité phonétique avec Conan justifiait cette mode du Canon, Holmes m'a alors fait remarquer ironiquement que je ferais mieux de cesser d'être son biographe puisque, quoique je fasse, nos nouvelles aventures ne seraient jamais plus "canoniques".
Donc, nos rééditions marchent bien. J'avais été reçu par l'un des responsables, une sorte d'Harpagon ; il se disait "vraiment vraiment" désolé de ne pas pouvoir nous reverser de royalties... Il paraît que notre hibernation a duré trop longtemps. En revanche, le directeur de marketing regrette que nos nouvelles aventures au XXI° siècle ne décollent pas vraiment. Je me demande s'il leur souhaite réellement du succès. Ses deux suggestions : y intégrer des ingrédients "modernes" et utiliser plus souvent le présent.
Je m'y suis donc mis "pour voir" à l'occasion de ce court texte ; à vous de juger du résultat ; moi, comme ancien carabin, cette fiction ne me gêne pas vraiment ; il faut avouer que j'ai néanmoins très peur de la réaction d'Holmes.
***___***
A 20 h 30, j'arrive au 221 B de la Baker Street. Holmes n'est pas encore revenu. C'est du moins ce que me dit notre logeuse précisant que l'heure du dîner est décalée. Elle me préviendra dans ma chambre à coucher au moment opportun.
Comme j'entends des remous dans la salle de bain, elle ajoute :
- Ne vous inquiétez pas, docteur Watson ; la machine à laver fait des bruits bizarres en ce moment ; Tardy a promis de passer demain matin.
Tous mes lecteurs savent combien je suis loin du génie de l'induction ; mais mon intuition me chuchote qu'il n'y a pas de fumée sans feu d'autant que je ressens une ambiance irréelle, une atmosphère surréaliste dans "notre" appartement.
Un quart d'heure après, n'y tenant plus, je dégage avec précaution l'entrée du trou permettant de faire passer mes chaussettes, et autres, directement dans le sac à linge commun.
Sherlock Holmes, sacré petit cachottier, non seulement est revenu bien avant moi mais il ne s'ennuie pas vraiment...
Face à lui une fille, côté fenêtre ; afin de ne pas écorcher sa peau délicate, le galant trône au milieu de la robinetterie. C'est donc en se cognant contre l'un des tuyaux de la baignoire que mon ami produisait ce bruit intriguant.
La fille, peu farouche, semble se livrer à quelque exploration sous-marine, comme la soucoupe Scorpio cherchant, par 400 mètres de fond dans la Mer Rouge, cette boîte noire du Boeing abîmé près de Charm El-Cheikh.
- Emmanuelle ? Que cherchez-vous enfin, dit Holmes.
Quelques dizaines de secondes après, elle pousse un cri de joie :
- Sherlock! Je crois que je suis sur une grosse affaire!
Par cette sorte de trou de serrure, je ne vois que le dos d'Emmanuelle ; comment l'imaginer de face autrement que comme
http://www.blackstar.co.uk/video/item/7000000004125
la star de cette ère où l'érotisme avait de la classe.
Mon ami, loin de se gausser comme elle, se livre bien plus sérieusement à une exploration analogue et finit par dire :
- Emmanuelle, vous me trompez!
- Certainement pas, Sherlock!
Tel un trophée, il exhibe alors, entre le pouce et l'index de la main gauche, cette sorte de poil que l'on ne trouve que dans les régions pubiennes.
Holmes trouve ensuite une loupe à portée de main, et, faute de pipe (si j'ose dire), il se livre à ses méditations habituelles.
Entre-temps, j'ai refermé avec précaution mon poste d'observation pour ne pas être démasqué. Je continue à entendre les bruits de la salle de bain. Je n'ose plus dire "notre" salle de bain.
- Emmanuelle, ma très chère amie, vous savez bien mentir, comme toutes les femmes ; vous ne trouverez pas d'échappatoire si je vous dis que votre amant a vingt-cinq ans, qu'il est blond, qu'il est champion de natation, et exerce à la piscine de Fleet Street!
- Mais enfin, Holmes, vous n'avez même pas fait d'analyse ADN, sur quoi fondez-vous vos affirmations, exige Emmanuelle.
- Elémentaire! la kératine est vigoureuse: notez ici, l'aspect tuilé des cellules ; elles indiquent que le sujet est éminemment sportif. D'autre part, la fourche spécifique à la pointe prouve que votre amant doit avoir entre vingt-quatre et vingt-cinq ans. Quant à la piscine de Fleet Street, elle est la seule à doser son eau d'une proportion de chlore telle que la valence du mélange est supérieure à sept ; ce qui donne cette couleur un peu mauve à la base du poil. Vous ne pouvez pas nier, ma chère : je ne suis qu'un homme qui souffre...
Bien égoïstement, je n'éprouve aucune compassion pour mon ami. Sa déduction me met dans le plus grand désordre. Elle correspond trop à Allan. C'était pendant la semaine où Holmes était sur une affaire (dans le Sussex évidemment). J'avais rencontré Allan dans un bain dou.../...
* * *
Pour commander la version livre de cet ouvrage,
il suffit d'indiquer le titre et le prix de 12,00 € sur le bon de commande.